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Le retour à la maison avec bébé

Vous vous apprêtez à quitter le cocon rassurant de la maternité et vous ressentez un peu d’appréhension à l’idée de vous retrouver seul(e)s avec votre bébé. Rassurez vous, c’est parfaitement normal.

Dans cet article, nous vous partageons nos conseils pour traverser ces premiers jours à la maison le plus sereinement possible.

Les premières heures à la maison

Ça y est, vous rentrez enfin chez vous avec votre bébé. Un moment que vous attendiez avec impatience… mais qui peut aussi être un peu déstabilisant. 

À peine le seuil de votre porte franchi, vous prenez soudain conscience de la fragilité de ce petit être et de l’importance du rôle qui est désormais le vôtre. Beaucoup de parents décrivent ce sentiment comme un mélange de bonheur et de vertige. L’amour que l’on ressent pour son bébé est tellement fort qu’il peut faire peur au début.

   

Posez-vous. Respirez. Et profitez de ce moment unique. 

Prenez le temps de regarder votre bébé, de le tenir contre vous, de lui parler. Ces tout premiers instants sont l’occasion de faire plus ample connaissance avec lui, et de commencer aussi à prendre vos repères. 

  

Durant les prochaines heures, votre bébé va surtout dormir. Profitez-en pour vérifier que tout est bien en place côté organisation.

Assurez-vous, par exemple, que la pièce où il va dormir est à la bonne température (18-20°C) et que la table à langer est « opérationnelle ».

Ménagez-vous aussi. Il n’est pas nécessaire d’en faire trop. Reposez-vous autant que possible car la nuit risque d’être mouvementée !

  

La première nuit : pas de panique

On ne va pas vous mentir : la première nuit à la maison peut être un peu déroutante. À la maternité, il suffisait d’appuyer sur la sonnette pour obtenir de l’aide. Chez vous, vous serez seul(e)s aux commandes. Mais rassurez-vous, tout va bien se passer.

Votre bébé va probablement se réveiller toutes les 2 à 4 heures pour manger. 

  

Avant de vous coucher, préparez tout ce dont vous aurez besoin à portée de main : coussin d’allaitement, veilleuse, couches, lingettes, body ou pyjama de rechange… 

Si vous allaitez : gardez un verre d'eau et une petite collation à côté de vous. Les tétées nocturnes, ça creuse !

Si vous donnez le biberon : préparez des doses de lait à l’avance dans une boîte doseuse pour gagner du temps en pleine nuit. 

Comment gérer la fatigue des premiers jours ?

L'épuisement physique est l'une des réalités les plus difficiles du retour à la maison. Les nuits sont fractionnées, les réveils s’enchaînent et vous découvrez un rythme totalement nouveau. 

Sans oublier que, pour la maman, le corps est encore en pleine récupération après la grossesse et l’accouchement. 

  

Même si cette fatigue est normale et touche tous les nouveaux parents, il est essentiel de la prendre au sérieux, et de mettre en place quelques stratégies pour éviter de vous retrouver à bout dès les premiers jours.

  

Voici des astuces concrètes qui pourront vous aider à tenir le coup :

Dormez quand votre bébé dort

C'est l’un des conseils que l’on entend le plus, mais qu’on a tendance à prendre à la légère. Et pourtant, c’est sans nul doute l’un des plus importants.

Quand bébé fait une sieste, résistez à la tentation de faire la vaisselle ou de ranger la maison. Allongez-vous. Même 15-20 minutes de sommeil peuvent faire une vraie différence.

Limitez-vous au strict minimum

Que vous soyez seul(e) ou à deux, ne vous mettez pas de pression. Levez un peu le pied sur le ménage et misez sur des plats simples et rapides.

Pour la maman, faites-au plus simple. Privilégiez les tenues confortables et sans chichis. Oubliez le maquillage, et si vous sautez un shampooing ce n’est pas grave. Promis, tout cela est temporaire :)

   

Organisez-vous en équipe

Si vous êtes en couple, essayez de répartir les tâches pour que chacun puisse récupérer.

L’un peut gérer la première partie de nuit, l’autre la seconde. Si vous allaitez et que cette organisation ne vous convient pas, votre partenaire peut s'occuper du change, amener bébé, le recoucher. Vous pouvez aussi, si vous en avez envie, tirer votre lait pour qu’il ou elle puisse prendre le relais sur une partie de la nuit. 

Au début, ce n’est pas toujours évident de prendre ses marques. Mais progressivement, vous retrouverez un rythme plus stable. 

  

Mettez en place un système de relais

Famille, amis, voisins… N'hésitez pas à les solliciter. Si des personnes de confiance peuvent venir garder votre bébé une heure pour que vous fassiez une vraie sieste, c'est plus qu'appréciable.

   

Les premières semaines sont les plus intenses, il est donc normal d’être fatigué. En revanche, une fatigue qui ne s'améliore pas malgré le repos, des difficultés à vous lever, un épuisement profond accompagné de tristesse ou de désintérêt… sont de signaux à ne pas ignorer.

Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme si vous vous reconnaissez dans cette situation.

Comprendre les pleurs de bébé

Les pleurs sont le seul moyen de communication de votre bébé. C'est sa façon de vous dire qu'il a besoin de quelque chose. 

Les premiers jours, décoder ses pleurs peut sembler compliqué, voire impossible. Cette incertitude est normale et concerne tous les parents. Avec le temps, vous apprendrez à les reconnaître.

   

Les besoins à vérifier en premier

Quand votre bébé pleure, commencez par éliminer les causes les plus fréquentes :

La faim

C'est souvent la première raison. Les pleurs montent progressivement, bébé fait des mouvements de succion, tourne la tête à la recherche du sein ou du biberon. 

  

La couche

Vérifiez si sa couche est sale ou mouillée. Certains bébés sont très sensibles et pleurent dès qu'il faut la changer.

   

La température

Dans l’idéal, la pièce doit être entre 18 et 20°C. Touchez la nuque de votre bébé : si elle est chaude et moite, il a trop chaud. Si elle est froide, rajoutez une couche de vêtement. Ne vous fiez pas aux mains et aux pieds, ils sont souvent froids donc ce n'est pas un bon indicateur.

   

Le besoin de contact

Après avoir passé 9 mois bien au chaud, votre bébé a besoin d'être rassuré. Certains nouveau-nés veulent simplement être portés, sentir l’odeur familière de maman ou papa, entendre leur voix. C'est un besoin aussi vital que la faim.

   

Si vous avez vérifié tous ces points et que votre bébé continue de pleurer, il peut s'agir de tensions à évacuer. L'accouchement est une expérience intense pour lui aussi. Parfois, il a besoin de pleurer pour relâcher cette tension.

Vous pouvez le prendre contre vous, le bercer doucement, lui parler calmement. Votre présence suffit, même si ses pleurs persistent. 

Les pleurs du soir : le fameux « pic » de fin de journée

Si votre bébé se met à pleurer de façon inconsolable en fin de journée (souvent entre 18h et 24h), il s’agit probablement des pleurs du soir. 

Ce phénomène très courant apparaît généralement entre 2 et 4 semaines, avec un pic autour de 6 semaines. On parle parfois de “décharge” : votre bébé évacue tout ce qu’il a accumulé dans la journée.

Ces pleurs s’atténuent progressivement et disparaissent généralement vers 3-4 mois. 

   

Voici quelques pistes à tester quand ces épisodes se présentent :

Portez votre bébé contre vous, en peau à peau ou en écharpe de portage. Votre contact et votre chaleur sont pour lui des sources d’apaisement très puissantes.

   

Essayez le bercement doux, un fond de bruit blanc (sèche-cheveux, aspirateur), ou un bain tiède si cela le calme.

   

Si vous êtes deux, relayez-vous. Si vous êtes seul(e), posez votre bébé quelques instants en sécurité dans son lit et accordez-vous une pause.

Les coliques : quand les pleurs s'intensifient

Si votre bébé pleure très fort, replie ses jambes sur son ventre et semble avoir mal, il peut s'agir de coliques du nourrisson. Elles apparaissent souvent quelques semaines après la naissance et disparaissent en général d'elles-mêmes vers 3-4 mois.

Pour soulager votre bébé, vous pouvez lui masser le ventre dans le sens des aiguilles d'une montre, le placer à plat ventre sur votre avant-bras (la position « de l'avion »), ou consulter votre pédiatre qui vous orientera vers des solutions adaptées.

  

Quand consulter ?

Certains signes doivent vous amener à demander un avis médical :

• Pleurs inconsolables pendant plus de 3 heures. 

• Pleurs aigus et inhabituels.

• Pleurs accompagnés de fièvre (température rectale supérieure à 38°C). 

• Refus de s'alimenter. 

• Vomissements importants, diarrhée, léthargie.

Si quelque chose vous semble anormal, n'hésitez pas à contacter un professionnel de santé. 

Les visites

Les premiers temps avec votre bébé sont précieux… et souvent fatigants. Entre le manque de sommeil et le nouveau rythme, recevoir du monde peut vite devenir épuisant. 

Même si vos proches sont impatients de vous voir, vous ne devez pas vous sentir obligé(e)s d’accueillir tout le monde immédiatement. Les premiers jours, vous pouvez limiter les visites à la famille proche ou à quelques amis, en petit comité.

  

N’hésitez pas à poser vos règles. L’objectif n’est pas de subir ni que chaque visite devienne une corvée. Vous avez le droit de choisir le moment, la durée, et même de reporter si vous ne vous sentez pas en forme.

  

Vous pouvez aussi préciser quelques consignes simples, comme demander à vos visiteurs de ne pas passer à l’improviste, de ne pas rester trop longtemps ou de respecter les temps de sommeil de votre bébé. 

Notre conseil : lorsque vos proches viennent vous voir, proposez leur d’apporter quelque chose d’utile (un plat, quelques courses…) ou de vous donner un coup de main pendant qu’ils sont là. Cela vous soulagera, et ils seront ravis de pouvoir aider.

  

Protégez votre bébé pendant les visites

C’est un sujet parfois délicat à aborder avec les proches, mais il est essentiel : les nouveau-nés ont un système immunitaire encore très immature. Dans les premières semaines, un simple virus peut avoir des conséquences sérieuses pour votre bébé.

   

Pour le bien-être et la sécurité de votre bébé :

Évitez de le faire passer de bras en bras : limitez le contact aux personnes les plus proches.

Pas de bisous sur le visage, les mains ou la tête, même pour la famille proche.

Demandez à chacun de se laver les mains avant de tenir votre bébé.

Respectez son rythme : s’il dort, inutile de le réveiller.

En cas de rhume, toux ou fièvre, proposez de reporter la visite.

Devenir parent : chacun son chemin

L'arrivée d'un bébé ne transforme pas seulement le quotidien. Devenir parent est une transformation profonde que chacun vit à sa manière.

Tandis que la maman est en plein post-partum, entre récupération physique et tsunami émotionnel, le co-parent essaie, quant à lui, de trouver sa place de parent. Et à la différence de la maman, qui a pu tisser un lien avec son bébé pendant la grossesse, le co-parent ne prend généralement conscience de sa parentalité qu’au moment de la naissance. Deux chemins différents, mais tout aussi intenses.

Pour la maman : vivre le post-partum

Le post-partum désigne toute la période qui suit l’accouchement, jusqu’au retour des règles. Sa durée varie d’une femme à l’autre, mais couvre en général les six premières semaines après la naissance. 

  

C’est une période de transition profonde où le corps récupère progressivement, tout en faisant face à des bouleversements émotionnels intenses. 

  

Cette étape peut être déstabilisante et s’accompagner d’une vraie remise en question : il faut réorganiser son quotidien, trouver sa place dans son rôle de parent, apprivoiser un corps différent, chercher un nouvel équilibre dans son couple…

Autant de changements qui peuvent bousculer vos repères et demander un temps d’adaptation.

Les bouleversements émotionnels

Entre 50 et 80% des femmes vivent ce qu'on appelle le "baby blues" dans les jours qui suivent l'accouchement. Vous pouvez vous sentir submergée, pleurer facilement, ressentir de l'anxiété ou des moments de découragement.

Ces réactions s'expliquent par la chute brutale des hormones après l'accouchement, combinée à la fatigue, au changement de rythme et à l'ampleur de la nouvelle responsabilité. Ces émotions sont normales et passagères.

  

Comment traverser cette période ?

Parlez de vos ressentis

Avec votre partenaire, une amie, votre sage-femme ou votre médecin. Mettre des mots sur ce que vous vivez aide à alléger la charge émotionnelle.

   

Sortez prendre l'air régulièrement 

Même une courte promenade de 10 à 15 minutes peut changer la dynamique de votre journée.

   

Restez en contact avec vos proches 

Évitez de vous isoler, même si vous n'avez pas envie de voir du monde. Un simple appel peut suffire à vous sentir moins seule.

   

Baby blues ou dépression post-partum ?

Le baby blues dure généralement quelques jours et disparaît spontanément. 

La dépression post-partum, en revanche, persiste et s’aggrave avec le temps.

  

Quand s'inquiéter ?

Si ce mal-être dure plus de deux semaines, s'intensifie, ou si vous ressentez un sentiment de détachement vis-à-vis de votre bébé, parlez-en à un professionnel de santé

La dépression post-partum est une réalité qui concerne bien plus de parents qu'on ne le croit, et elle se soigne très bien lorsqu’elle est prise en charge. 

  

À noter

Le post-partum peut également concerner le co-parent. Il ou elle peut traverser des phases de doute, d'anxiété ou de déprime.

  

  

La récupération physique

On en parle trop peu, mais le post-partum, c'est aussi et surtout une affaire de corps. Que vous ayez accouché par voie basse ou par césarienne, votre corps vient de réaliser quelque chose d'extraordinaire. Et il a besoin de temps pour s'en remettre. 

Les saignements (lochies) peuvent durer plusieurs semaines. Si vous avez eu une épisiotomie, une déchirure ou une césarienne, la cicatrisation demande du temps et des soins appropriés. Veillez à ce que votre cicatrice reste propre et sèche, et consultez si vous observez des signes inhabituels (rougeurs, gonflement, douleur).

   

Comment favoriser une bonne récupération ?

Ne reprenez pas le sport trop vite 

Si votre état vous le permet, il est tout à fait possible de reprendre une activité modérée comme la marche, dans les semaines qui suivent l’accouchement. C’est même bénéfique.

En revanche, attendez la visite post-natale (6 à 8 semaines) et l’accord de votre médecin pour pratiquer une activité sportive plus intense.

   

Mangez correctement et buvez beaucoup

Votre corps a besoin de carburant pour se reconstruire (et pour produire du lait si vous allaitez). 

Privilégiez les repas équilibrés et variés, et pensez à boire régulièrement et en quantité suffisante. 

   

Ne portez pas de charges lourdes

Il est important de laisser votre corps récupérer en douceur, surtout après une césarienne ou une épisiotomie. Évitez de porter des charges lourdes : limitez-vous à votre bébé au début. 

   

Écoutez votre corps

Ménagez-vous autant que possible. Profitez des siestes de votre bébé pour vous reposer et récupérer. 

Et si une activité provoque une douleur, n’insistez pas. 

   

Soyez patiente avec vous-même 

Il est tout à fait normal de vouloir retrouver son corps d’avant grossesse. Mais la priorité reste votre bien-être et celui de votre bébé.

Laissez-vous le temps et ne soyez pas trop dure avec vous-même. Vous avez quand même donné la vie ! 

  

   

Le suivi médical post-accouchement

Dès votre retour à la maison, vous allez bénéficier d’un accompagnement afin de vous aider à gérer au mieux votre post-partum.

   

Les visites de votre sage-femme

Un suivi à domicile par votre sage-femme vous est proposé pour vérifier votre récupération et celle de votre bébé. C’est le moment idéal pour poser toutes vos questions et aborder vos préoccupations : soins de bébé, allaitement, contraception, douleurs périnéales, troubles urinaires, alimentation, baby blues... 

   

La consultation post-natale 

Elle doit avoir lieu dans les 6 à 8 semaines suivant l’accouchement. Elle peut être réalisée par votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme. Vous êtes examinée et des séances de rééducation périnéale et abdominale vous sont prescrites si nécessaire.

   

La rééducation du périnée 

Elle débute généralement 6 à 8 semaines après l'accouchement. Cette étape est essentielle, quel que soit le type d'accouchement. Elle peut être complétée par des séances de rééducation abdominale pour renforcer vos muscles en douceur, aider à refermer un éventuel diastasis (écartement des grands droits) et prévenir les douleurs du dos. 

Ces séances sont prises en charge à 100%.

Pour le co-parent : trouver sa place et être là

Même si l’attention se porte plus spontanément sur la maman, le co-parent vit lui aussi un bouleversement important.

   

Les premiers jours, la relation entre la maman et le bébé est souvent très intense, presque fusionnelle. Il est donc normal de vous sentir parfois en retrait ou de chercher votre place. 

Pourtant, votre présence compte énormément : le lien avec votre bébé va se tisser naturellement, dans les gestes du quotidien et les moments que vous partagerez ensemble.

   

Voici quelques conseils pour vous accompagner dans vos premiers pas de parent :

Créer des moments privilégiés rien qu’à deux

Un peau à peau après le bain, une promenade, un rituel du soir… Ce sont ces petits moments partagés qui nourrissent le lien avec votre bébé et vous aident à trouver votre place auprès de lui.

Participer aux soins du quotidien

Les gestes du quotidien, comme changer une couche, donner un biberon ou apaiser un pleur, participent eux aussi à la relation avec votre bébé. Ils vous permettent d’apprendre ce qui le rassure, de mieux comprendre ses besoins et de renforcer votre confiance de parent.

  

Être un soutien pour votre partenaire

Les premiers jours peuvent être éprouvants pour la maman. Votre écoute, votre attention et votre présence comptent beaucoup, même si vous n’avez pas toujours les mots justes. C'est l’un des soutiens les plus réconfortants que vous pouvez lui apporter.

Vous pouvez aussi la soutenir au quotidien en prenant en charge davantage de tâches (courses, repas, ménage, lessives…). Cela permet d’alléger sa charge mentale et de l’aider à mieux récupérer.

  

Ne vous oubliez pas

Il est important de prendre soin de vous et d’être attentif(ve) aux signaux que vous ressentez. Le post-partum vous concerne aussi. 

Si vous vous sentez dépassé(e), stressé(e) ou à bout, n’hésitez pas à en parler, que ce soit à votre partenaire, à un proche ou à un professionnel. 

Trouver son équilibre, à deux ou en solo

Le couple : préserver la communication et l’entraide

L’arrivée d’un bébé bouleverse tout le quotidien, y compris l’équilibre du couple. Entre les nuits hachées, la fatigue qui s’installe et la nouvelle organisation, il arrive parfois d’avoir l’impression de se perdre de vue. 

Mais la relation de couple ne disparaît pas. Elle évolue naturellement pour s’adapter à cette nouvelle dynamique familiale. 

Cependant, il n’y a pas de secret. Pour que cette évolution se fasse dans de bonnes conditions, rester une équipe est essentiel.

   

Communiquez autant que possible

C’est peut-être un peu cliché, mais la communication reste l’un des piliers du couple, encore plus quand on traverse un tel chamboulement.

Partager ce que vous ressentez, ce qui vous pèse, ce dont vous avez besoin permet d’évacuer le « trop plein » et d’éviter de vous enfermer dans vos frustrations.

   

Accordez-vous des moments rien qu’à vous

C’est loin d’être évident, surtout au début. Pourtant, quelques moments rien qu’à deux, même courts, peuvent vraiment être bénéfiques. Pas besoin de grandes sorties ou de week-ends en amoureux : des moments simples suffisent. Un café pendant la sieste de bébé, dix minutes à discuter sur le canapé le soir, un appel dans la journée pour prendre des nouvelles… 

   

Répartissez-vous les tâches

Pour maintenir un bon équilibre dans votre couple et alléger le quotidien de chacun, n’hésitez pas à vous répartir les tâches. L’important est que chacun y trouve son compte et se sente épaulé.

Et surtout, soyez indulgents l'un envers l'autre. N’oubliez pas que vous apprenez un nouveau métier, tous les deux en même temps, et sans mode d'emploi.

   

Notre conseil : si vous sentez que la communication se dégrade ou que le fossé se creuse, n'attendez pas que les choses s'arrangent d'elles-mêmes. Un rendez-vous avec une sage-femme, un entretien post-natal ou même quelques séances avec un professionnel de l'accompagnement parental peuvent vous aider.

Parent solo : vous n'êtes pas seul(e)

Rentrer seul(e) à la maison avec bébé demande une organisation et une solidité émotionnelle plus importantes.

Pour que ce retour se passe dans les meilleures conditions, essayez d’anticiper autant que possible avant l’accouchement.

  

Bien vous entourer

Commencez par identifier une ou deux personnes de confiance disponibles les premiers jours (famille, ami(e) proche). 

Puis construisez progressivement votre propre équipe de soutien.

  

Voici quelques aides sur lesquelles vous appuyer :

La PMI (Protection Maternelle et Infantile) : un accompagnement utile et gratuit. Les professionnel(le)s peuvent vous guider, répondre à vos questions et vous orienter vers des aides adaptées.

Les aides à domicile : selon vos revenus, vous pouvez bénéficier d'heures de TISF (technicien(ne) d'intervention sociale et familiale) via la CAF ou la MSA. Ces professionnel(le)s viennent chez vous pour vous épauler au quotidien.

Les groupes de parents solos : en ligne ou dans votre ville, ces communautés sont une mine d'or pour partager vos expériences, vos questions et vos astuces.

Les associations et maisons de parents : elles proposent souvent des ateliers, des permanences et des espaces d'écoute ouverts à tous.

   

Prendre soin de vous

S’occuper seul(e) d’un nouveau-né demande beaucoup d’énergie et de temps. Il est donc normal d’être davantage fatigué(e) et d’avoir tendance à vous oublier. 

Le risque, c’est de vous retrouver épuisé(e) et à bout, et de ne plus avoir les ressources nécessaires pour vous occuper sereinement de votre enfant. 

Alors si vous avez la possibilité de confier votre bébé à quelqu'un, même une heure, faites-le. Profitez-en pour vous reposer, vous aérer l’esprit ou simplement faire ce que vous n’avez pas eu le temps de faire. Et n’oubliez pas qu’en prenant soin de vous, vous prenez aussi soin de votre bébé.

Être parent : un apprentissage de tous les jours

Au fil des semaines, vous allez apprendre à connaître votre bébé : observer ses réactions, comprendre ses rythmes, reconnaître ses signaux.

Comme tous les parents, vous connaîtrez des moments de doute, où vous vous demanderez parfois si vous faites bien.

Soyez patient(e) avec vous-même. Cette période d'adaptation est normale et essentielle pour construire votre relation avec votre enfant.

C’est aussi une période où votre confiance de parent va grandir, jour après jour.

Publié le: : Conseils bébé

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